Communiquer en période creuse

La crise du COVID nous a tous cueillis à un moment où les activités liées aux congés étaient déjà ralenties. Pour ma part, exerçant dans une ville moyenne de l’est de la France auprès d’une cible internationale, le début de l’année est d’habitude marqué par la clientèle chinoise, puis par un arrêt total, jusqu’au retour des beaux jours.

Les beaux jours sont arrivés, puis ils seront bien installés, et l’activité pour autant risque de ne pas reprendre comme à l’accoutumée. Je croise, ici et là, mes collègues qui accueillent des touristes dans des modalités diverses : nous partageons le constat que rien ne se passe, aujourd’hui.[/vc_column_text]

Et demain ?

Demain est un autre jour. Les rares certitudes que nous ayons se limitent au fait que nous ne savons pas soigner, vacciner contre ce virus. Nous ne savons pas non plus comment il se transmet. Nous ne savons pas si nous pouvons nous immuniser contre lui. La liste de tout ce que nous ne maîtrisons pas et longue, et pourtant.

Pourtant nous avons construit un usage, des habitudes, chez nos clients. C’est, d’un point de vue économique et social, ce qui est le plus long, le plus complexe à construire : l’envie de consommer quelque chose, et le fait, très concret, de l’acheter. « Faire naitre un besoin », qui « rencontre une offre » : voilà de quoi vous viviez avant, et de quoi nous vivrons, après cette crise, qui équivaut à une longue saison creuse.

Les enjeux actuels ?

Le premier est à mon sens d’entretenir cette envie, faire rêver, susciter l’intérêt de vos clients, jouer avec leur mémoire et les bons moments qu’ils ont passés chez vous, grâce à vous.

Le second est certainement de donner une image positive de votre structure, de votre territoire : les réseaux sont pleins de mauvaises nouvelles, et vous, nous, par la nature de nos offres, sommes dans l’économie des loisirs, du plaisir.

Il y en a d’autres, plus complexes, qui ont fait l’objet d’un autre article. Ils sont politiques, stratégiques, et ne s’inscrivent pas dans le même temps.

J’avais donc envie de vous raconter une petite expérience que j’ai faite récemment, dans cette logique de communication concrète vers mes clients, et mes relais.

Mes clients vont avoir, très concrètement, besoin de lieux où prendre leurs repas quand ils viendront. C’est le premier frein qu’ils vont rencontrer.

Je pense aussi qu’il va y avoir un changement d’usage profond des restaurants, transformés en traiteurs par la force des choses : ils vont devoir réinventer rapidement l’expérience client (manger un repas à emporter d’un deux étoiles Michelin dans des boites jetables est totalement autre chose que l’extraordinaire expérience que vous avez chez eux), par exemple.

J’ai donc réalisé une carte, sur google map, identifiant tous les restaurants qui offrent ce service autour de moi, sans prendre la voiture, avec les modalités de leurs offres et les endroits sur lesquels on trouve leur offre. Puis sur chaque identification de lieu, j’ai mis ma campagne de publicité, mes sites. Et j’ai communiqué sur cet outil, de manière dynamique, sur tous mes réseaux sociaux. Je l’ai fait en français, parce que mes clients à court terme seront certainement français. En deux heures cette carte avait été vue 200 fois, et la page de mon site (qui dormait), sur laquelle j’avais mis le lien, a été plus que visitée.

Je tire un bilan extrêmement positif de cette petite expérience : j’ai fait parler de mes structures à moindre frais et ai touché dans mon environnement proche environ 1500 prospects ou relais de communication en trois jours. J’ai aussi maintenant de qui accueillir mes clients et les orienter rapidement vers des offres qui leur ressemblent. Entre temps, j’ai trouvé un partenaire. L’Office du Tourisme de ma ville vient de décider, trois jours plus tard, de faire la même chose (et cela m’arrange, parce qu’ils ont des moyens supérieurs aux miens). J’ai fait rêver mes clients de revenir, parce qu’ils ont la certitude que chez moi ils auront toujours les bonnes infos, dans les temps.

Je vais encore faire évoluer l’idée, comme toujours, et je vous raconterai cela de manière plus structurée encore dans la formation action que je suis en train de construire, mais chut. C’est encore du off …